Celui qui prétend reproduire parfaitement en laboratoire un élément trouvé dans la nature n'est rien d'autre qu'un charlatan.

Boira, boira pas...

LES MÉLANGES – 1ère partie – Qualité ou quantité?


Est-ce qu'en mélangeant une pomme et une orange on additionne les propriétés de chacune? Certains éléments seront additionnés et certains ne le seront pas. Donc, il est faux de croire que de manger une purée contenant une pomme et une orange aura le même effet sur la santé que de les manger séparément. Comment cela peut-il être possible? Voici la réponse:

Le philosophe grec Aristote avait déjà mis le doigt sur ce problème 300 ans avant Jésus-Christ. Il a découvert que dans toute chose existante, on peut distinguer deux éléments:

Pour faire une histoire courte sans tomber dans la dissertation philosophique, la quantité représente la matière physique, tangible. La qualité représente les accidents de la matière, par exemple, le froid, l'humide, la couleur, qui ne font pas partie essentiellement de la chose. Aristote nous enseigne que les quantités s'additionnent ou se soustraient alors que les qualités augmentent ou diminuent d'intensité. Pour passer d'une qualité à une autre, la première doit disparaître pour laisser place à la seconde. Ainsi, pour passer de vert à rouge, la pomme devra devenir de moins en moins verte, jusqu'à ne plus être verte du tout, puis en même temps, de plus en plus rouge, jusqu'à devenir complètement rouge. Donc les calculs pour identifier la quantité peuvent se faire suivant la formule 2+2 =4, mais pour la qualité, ça ne s'applique pas.

La mathématique moderne, surtout depuis Newton, nie l'existence de la qualité et prétend qu'il n'existe que de la quantité. Einstein était aussi de cet avis. Le problème, c'est que la qualité n'est pas vraiment quantifiable. Le système cartésien qui est la base de tout le système scientifique moderne ne permet pas la prise en considération de la qualité d'une chose dans les calculs, ce qui en fausse forcément les résultats.

Or le scientifique et historien très connu Pierre Duhem nous donne l'exemple suivant: prenez deux seaux d'eau de 10 litres chacun à 30 degrés celsius. Suivant le système mathématique moderne, où 2+2 = 4, si on mélange ces deux seaux ensemble, nous devrions obtenir 20 litres d'eau, à une température de 60 degrés celsius. Or, concrètement, l'expérience nous montre qu'effectivement la quantité s'est additionnée, donc 10 litres + 10 litres = 20 litres, mais la qualité ne s'est pas additionnée, donc 30 degrés + 30 degrés = 30 degrés. C'est la démonstration la plus évidente de la défectuosité des systèmes de Descartes, Newton et Einstein, qui prennent en considération seulement une partie de la réalité. Par conséquent, leurs calculs sont incomplets, et à la limite, ils sont faux, car il peut y avoir une interaction entre la quantité et la qualité qui n'est pas prise en compte dans la science moderne. Cette particularité sera expliquée au prochain chapitre.

(Vous pourrez croire bien sûr que Einstein n'était pas idiot au point de ne pas se rendre compte d'une telle chose. C'est pourquoi ses prédécesseurs et lui ont trouvé des formules mathématiques et établi des lois qui donnent l'illusion que la qualité est prise en compte. Mais même ainsi, au final ça demeurait incomplet, ce qu'ils ont avoué eux-mêmes dans certaines correspondances.)

La théorie d'Aristote semble donc être celle qui est la plus conforme à la réalité. C'est la seule qui peut être prouvée en laboratoire. Toutes les théories du système cartésien et de Einstein sont basées sur des espaces vides et des vitesses de déplacement équivalentes à celle de la lumière, donc pratiquement impossibles à démontrer en laboratoire.

Comme notre intention est de démontrer un phénomène observable, nous devons donc nous en tenir au système d'Aristote.

Pour revenir à ce qui nous intéresse: si on fait une purée avec une pomme et une orange, les quantités vont s'additionner, mais pas les qualités, qui elles vont s'intensifier ou diminuer d'intensité, en fonction d'innombrables facteurs.

Au niveau des quantités: si la pomme et l'orange pèsent 100 grammes chacune, notre purée finale pèsera donc 200 grammes. La théorie est vérifiée.

Au niveau des qualités: si on fait l'analyse de la fiche nutritionnelle et technique de notre purée, elle sera différente de la simple addition des fiches individuelles de la pomme et de l'orange. La théorie est encore une fois vérifiée. Autrement dit, s'il y a cinq calories dans la pomme et cinq dans l'orange, le mélange des deux ne fera pas forcément dix. Il pourra faire trois, comme il pourra faire quinze, dépendamment des mélanges. D'ailleurs, cette situation est tellement problématique, que dans le calcul des calories, le gouvernement du Canada permet une différence de 100 calories entre ce que le produit contient réellement et ce qui est écrit sur la fiche nutritionnelle.

Pourtant, si sur le pot il est écrit 200 grammes, la compagnie est capable de faire en sorte que tous les pots contiennent exactement 200 grammes de purée. Mais en ce qui concerne les calories, qui font partie des qualités du mélange, et non de la quantité, elle est alors totalement incapable d'établir un système de calcul fiable et définitif, en rapport exact avec la quantité. Autrement dit, elle ne sera jamais capable de faire en sorte qu'un pot de 200 grammes contienne toujours précisément 10 calories.

Pour en revenir à notre jus de Goji: même si la fiche nutritionnelle du Goji est très connue, comment le fabriquant de jus ou d'extrait de polysaccharides peut-il vous garantir, sans dire d'âneries, que la qualité nutritionnelle du mélange est la même que celle du fruit original? C'est totalement impossible, et ce n'est rien d'autre qu'un gros mensonge.

Vous avez besoin d'une autre preuve que les qualités ne s'additionnent pas? Il est admis que le Goji a une valeur de 30 000 sur l'échelle ORAC qui détermine le pouvoir antioxydant. Si vous mélangez du Goji (30 000) avec une pomme grenade (10 000), vous devriez avoir un mélange avec une super valeur de 40 000 ORAC n'est-ce pas? Hé bien non! La valeur des deux ensemble ne dépassera pas 30 000 ORAC. C'est pourtant ce qu'affirme par exemple la compagnie Monavie qui commercialise le jus Acaiplus, dans lequel ils ont mélangé plus de 15 fruits et un total de 100 nutriments différents. Pourtant, la valeur ORAC de AcaiPlus, qui contient du Goji, n'est pas supérieure au Goji seul...

Mais où vont tous ces ORAC perdus penserez-vous? C'est que nous allons tenter de répondre dans le prochain chapitre.

Conclusion de ce chapitre:

  1. On peut constater qu'il y a au sein d'une chose une distinction évidente entre quantité et qualité.
  2. La quantité (espace, poids, etc.) peut se compter, s'additionner et se soustraire.
  3. La qualité (couleur, température, etc.) peut se mesurer, mais ne peut ni s'additionner ni se soustraire. Une purée de fraises rouges ne sera pas rouge plus foncé parce qu'il y a beaucoup de rouge dans l'ensemble des fraises. La qualité peut augmenter ou diminuer d'intensité seulement. La qualité n'est pas prise en considération dans la science moderne qui nie son existence, et transpose tout en quantité, ce qui est une erreur, que Newton et Einstein ont avoué.

Suite: Les mélanges – 2e partie – De l'interaction des éléments